C'est avec ces mots qu'Arnaud a mis bout à bout des idées qui se croisaient depuis des mois. Tous on connu la vie que nous menons actuellement, tous on vu la misère des autres comme nous la voyons chaque jours. Et puis il y a eu un événement. Très rapidement l'argent a commencé à manqué et doucement ils ont perdu.

"Quand les journalistes viennent nous voir, c'est comme si il allait voir les bêtes."


Tout les jours, ils mangent des pates, du riz ou du couscous que des associations distribuent. Tous les soirs ils dorment au pied d'un immeuble. Et la nuit certains dorments pendant que d'autres toussent, crachent et tournent en rond. Parfois des gens les photographies à travers la fenêtre.

"Cela peut arriver à n'importe qui"


Ils attendent depuis des mois une réponse pour leur retraite, un amour brisé qui n'est jamais venu, une paix intérieur impossible. Ils sont à l'usine, cuisinier gastronomique, boulanger, enfin avant.

Le temps d'une conversation, d'un repas ou d'une soirée, les histoires personnels des uns et des autres, ressortent. En marchant et écoutant ce que chacun pensent de l'autre parce que hier ils étaient n'importe qui, aujourd'hui il s'appelle Denis.

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